Créer un site internet

L'ACPAT

Introduction

L'ACPAT est une association loi 1901  qui a été enregistrée le 16 décembre 1987 (J.O. du 3/01/1988 n°93/87).

l'ACPAT  a gagné le premier recours contre le projet d'autoroute transchablaisienne, au milieu des années 1990.

L'ACPAT est aujourd'hui : Association de Concertation et de Proposition pour l’Aménagement et les Transports. Elle agit dans le Chablais.

Plutôt que nous opposer aux partisans du tout routier, nous préférons vous prouver que d'autres solutions existent et que construire de nouvelles routes dans le Chablais n'est ni une solution, ni durable.

Objectifs

L'ACPAT propose de promouvoir les transports en commun pour éviter la création d'une nouvelle voie routière. Les terres naturelles et agricoles disparaissent, la biodiversité souffre, le climat se dégrade, le territoire se morcelle, il faut donc à tout prix protéger le Chablais.

L'histoire et les histoires...

L'ACPAT a été créée fin 1987, pour lutter contre le projet d'autoroute Transchablaisienne. A l'époque, le projet allait d'Annemasse à la frontière Est, en traversant tout le Chablais, parallèlement au lac.

Premier épisode le grand projet de la Transchablaisienne

Des voix se sont rapidement élevées contre ce projet, à la fois chez les riverains, les écologistes, les agriculteurs... Ainsi, il y eu jusqu'à 600 adhérents du temps du projet de la "Transchablaisienne" ! A tel point que Bernard Bosson, à l'époque maire d'Annecy et ministre des Transports, fit le voyage jusqu'à Thonon pour rencontrer les opposants et voir où était le problème. Et, bien sûr en voyant les difficultés des possibilités de tracés du côté Est de la Dranse, annonça qu'elle s'arrêterait à Thonon. L'histoire ne dit pas qu'il savait, en annonçant cela, qu'il condamnait le projet... mais cette décision de Bernard Bosson le condamna puisque la Transchablaisienne devenait une "boutdechablaisienne" : perdant ainsi son statut transfrontalier, elle perdait tout intérêt pour les éventuels soutiens suisses et ne justifiait plus ni les travaux ni les expropriations : très rapidement, le projet fut surnommé « l’autoroute cul-de-sac ». Je me souviens d'une manifestation giganstesque dans les rues de Thonon, dont je n'arrive pas à retrouver la date...

Les études continuèrent cependant, et c'est mi 1994 qu'eut lieu l'enquête d'utilité publique. Et, pour la première fois dans l'histoire (et cela reste quand même une des rares fois même aujourd'hui) la commission d'enquête émit un avis défavorable. En dépit de cet avis défavorable, le premier Ministre signa le décret d'utilité publique le 6 mai 1995 et ce avec un caractère d'urgence. Déjà les opposants attaquaient la décision de faire une autoroute plutôt que d'aménager le réseau existant.

Les atteintes à l'environnement étaient nous tous déjà excessives par rapport au bénéfice, avec la nécessité de prendre des mesures de protections qui augmenteraient le coût. Rappelons en plus qu'à l'époque, même le tracé pour la section Annemasse Machilly n'empruntait pas l'existant mais que tout était à construire.

L'ACPAT avait choisi le cabinet Huglo-Lepage pour se défendre, mais Corinne Lepage ayant été nommée ministre, cela devenait délicat et l'ACPAT dut choisir un nouvel avocat : Maître Mandelkern, de Neuilly sur Seine. L'ACPAT n'était pas seule requérante puisque de nombreuses associations l'avaient rejointe pour ce recours, comme la FRAPNA et la FNAUT, mais aussi de petites associations locales, souvent établies par des riverains.

A cette époque, pour l'ACPAT, se sont essentiellement 3 personnes qui s'occupent de la partie administrative et juridique : Robert Layat (qui nous épaule encore de temps à autres malgré son âge avancé), Gérard Comte, tous les deux originaires de Bons, et Guylaine Lequertier.

Ce premier épisode de l'histoire de l'autoroute s'acheva en 1997, par la victoire de l'ACPAT et de ses alliés, devant le Conseil d'Etat : le projet fut annulé.